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NICOL Maximilien (1843-1904)

vendredi 9 septembre 2011, par Fañch Postic

NICOL Maximilien
(1843-1904)
par Fañch Postic

Biographie
Maximillien Marie Désiré Nicol est né le 17 septembre 1843 à Sarzeau dans le Morbihan ; il est le fils de Sébastien Nicol, « propriétaire », né à Sarzeau le 29 avril 1800 dans une famille de laboureurs, et de Anne Cadio, née également à Sarzeau le 10 septembre 1806, qui, « propriétaire », vit alors chez sa mère ; elle appartient à la famille Cadio de Kerminguy, une famille noble originaire du pays d’Hennebont. Ses parents se sont mariés le 18 octobre 1824 à Sarzeau. Sébastien Nicol est alors sous lieutenant des douanes, comme l’était le père d’Anne Cadio, décédé. Dans la longue nécrologie qu’il consacre à Max Nicol dans La Semaine religieuse de Vannes, Jean-Louis Le Digabel, qui fut son condisciple au séminaire de Vannes, raconte comment le couple désespérait d’avoir un enfant : sa mère aurait alors promis de vouer au sacerdoce le fils qu’elle réclamait par ses prières, s’il lui était accordé. Le biographe rapporte même que la mère, saisie par l’émotion le jour de la première messe de son fils à l’église de Sarzeau, en tomba malade et mourut peu après. « Désiré », le troisième prénom de l’enfant n’est donc dû au hasard. Sont présents au moment de la déclaration de l’enfant, Guillaume Nicol, oncle paternel, brigadier des douanes à Sarzeau et Jean-Marie Mahé, commissionnaire à Sarzeau : Max Nicol appartient donc à une famille aisée.
Il commence ses études à Sarzeau chez les pères de la congrégation de Picpus qui viennent de s’y installer, puis entre au petit séminaire de Sainte-Anne d’Auray. Au grand séminaire, il se passionne pour la théologie, aime la lecture et s’adonne à la poésie, ce qui l’avait déjà fait remarquer au petit séminaire.
Ordonné prêtre en 1861, il est maître d’études puis professeur à Sainte-Anne en 1863 où il enseigne le français ; mais, pour des raisons de santé, il doit quitter l’enseignement pour venir occuper le poste d’aumônier de l’école d’agriculture de Kerbot et Kerhars fondée près de Sarzeau par le marquis de Gouvello pour accueillir des orphelins.
En 1880, l"évêque, monseigneur Bécel, lui confie la rédaction de la Semaine religieuse du diocèse de Vannes.
Chanoine honoraire en 1882.
Fondateur de la Revue Morbihannaise en 1891, il est vice président, puis président (janvier 1892) de la Société polymathique du Morbihan où il a été admis en mars 1885 ; il en démissionne en 1893. Il est également conservateur adjoint du musée archéologique de Vannes.
Il collabore au journal L’Arvor sous le pseudonyme de Kerberen.
Le collecteur
Il a publie des « Contes du pays de Vannes » dans la Revue Morbihannaise qu’il dirige, sans en indiquer les sources précises :
« La moisson brûlée » Revue Morbihannaise, n°2 juin 1891, p.45-50.
« Les anguilles », Revue Morbihannaise, n°7 décembre 1894, p.262-264.

Bibliographie
Publication de Max Nicol :
« La moisson brûlée » Revue Morbihannaise, n°2 juin 1891, p.45-50.
« Les anguilles », Revue Morbihannaise, n°7 décembre 1894, p.262-264.
Publications sur Max Nicol :
Jean Marie Mayeur,Yves Marie Hilaire,Michel Lagrée, Bretagne. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Beauchesne/ICB, Paris, 1990, p. 320-321.
Lucien Raoul, Un siècle de journalisme breton, Le Signor, Le Guilvinec, 1981, p.307-311.
Le Digabel et Guyot, Max Nicol, son portrait, sa vie, ses oeuvres, Vannes, 1904.
Revue Morbihannaise, juin 1905.
La Semaine religieuse du diocèse de Vannes, 18 juin 1904.